Un peu d'optimisme en ce début d'année…

Dans les enquêtes d'opinion, les Français sont généralement, et paradoxalement, pessimistes sur le collectif, l'économie, le futur, l'État, mais pas sur la sphère individuelle.

Il n'empêche que, dans un essai qui vient d'être publié, des spécialistes des enquêtes d’opinion d’IPSOS vont ‘’Au-delà des apparences’’ et donnent des raisons d'être optimistes en France, en faisant litière, études à l'appui, de toute une série d'affirmations largement répandues, mais fausses, et ce, dans différents domaines.

Si l'on s'en tient au chapitre consacré à l'univers du travail, ils soulignent que:

➡️  contre le ‘’salarié bashing’’, la valeur travail est toujours aussi solide par-delà les générations.
➡️ contre le ‘’quiet quitting’’, seuls 11% des salariés ‘’se demandent ce qu'ils font là’’, et 16% ‘’font ce qu'ils ont à faire, mais pas plus’’.
➡️ contre le mythe de ‘’la grande démission’’, 22% des salariés envisagent de quitter leur entreprise, une proportion qui n'a pas changé au cours des six dernières années.
➡️ contre le manque d'engagement, 66% des salariés se déclarent engagés dans leur travail.
➡️ contre l’hyper individualisme, qu'une grande importance est accordée, dans toutes les enquêtes, ‘’au collectif, aux relations de proximité entre collègues, et à la confiance du management’’.

Ils rappellent qu’au moment où de nombreuses institutions sont en crise, l’entreprise est ‘’massivement perçue comme un lieu d'intégration, de construction, d'épanouissement et de protection’’.

Ils soulignent la forte attente d'une gestion managériale ‘’capable de tenir compte de ce que chaque salarié a de singulier’’.

Ils notent, enfin, la question lancinante de l'efficacité au travail (réunionnites, décisions lentes et peu claires, solutions numériques peu ergonomiques, lourdeur des process et des reportings), alors que ce sujet de l'efficacité au travail est le premier facteur de stress dans l'entreprise.

En résumé, derrière un pessimisme d’apparence — souvent relayé sans critique — se cache une réalité plus nuancée : l’attachement au travail, l’engagement, l’importance du collectif et une demande forte d’efficacité et de reconnaissance individuelle.

Une lecture très intéressante en ce début d’année, pour éclairer les débats et les enjeux managériaux.

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