Réserve et empathie : le malentendu relationnel

C’est un phénomène que je constate régulièrement : être empathique à l’intérieur alors que l’on est perçu comme froid à l’extérieur
C’est le cas, en particulier, de personnes qui sont profondément attentives aux autres, ressentent finement les émotions, font preuve de loyauté et de respect mais qui parlent peu, expriment peu leurs émotions, montrent peu de signes visibles d’attention.
Résultat, à leur étonnement et dépit, elles peuvent être amenées à constater à l’occasion d’un 360 degré ou d’un inventaire de Personnalité Hogan qu’elle sont perçues comme froides, dures, distantes et, en tous cas, peu empathiques.
Alors que c’est l’opposé.
Or l’empathie n’existe socialement que si elle est perçue.
Que faire ?
Il ne s’agit pas de “changer de personnalité”, mais de rendre visible ce que l’on est, développer une expressivité minimale sans pour autant se trahir.
Je lisais dans un 360 degrés la (bonne) solution qui suggérée ‘’peuple should know you better’’, ce qui était une invitation à la personne de donner un peu plus à voir d’elle-même.
La réserve est généralement une stratégie de protection, par pudeur, peur de mal dire ou d’être envahissant.
Ce qui peut conduire à une retenue excessive, une sous-expression et … à l’effet inverse recherché.
A chacun d’apprécier mais, de préférence, en connaissance de cause, c’est à dire en étant conscient de la manière dont est perçu, de son image professionnelle.

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