Le management et le leadership dans la Fonction Publique…un peu comme dans le secteur privé
Intéressantes les réflexions de Jean-Denis Combrexelle, haut fonctionnaire ayant exercé pendant plus de quarante-cinq ans au sommet de l’État, dans un article récent des Echos.
Son idée centrale est le dirigeant n’est pas ‘’au sommet d’une pyramide’’, mais au centre d’une communauté de travail qu’il anime par son énergie, son exemple, sa vision et son courage. Le leadership s’incarne dans l’action concrète, au contact des équipes, davantage que dans la distance ou le statut.
Combrexelle estime également que tout le monde n’est pas fait pour manager du fait des compétences techniques ou des diplômes, à défaut d’en avoir les qualités humaines.
Pour lui, le dirigeant doit avant tout porter une vision claire et crédible parce que les équipes ont besoin de comprendre où elles vont et pourquoi.
Il insiste beaucoup sur la proximité managériale. Le bon dirigeant est accessible, présent, attentif aux personnes et aux détails du quotidien. Il valorise le ‘’management déambulatoire’’, c’est-à-dire le fait d’aller régulièrement sur le terrain pour écouter, observer et échanger de manière informelle.
La disponibilité constitue pour lui une qualité clé du leadership. Le manager doit également cultiver une forme constante de bienveillance, éviter les humeurs instables et ne pas transmettre son stress aux équipes.
Combrexelle met aussi en garde contre le culte du surinvestissement professionnel afin de conserver suffisamment de recul, de lucidité et de disponibilité intellectuelle pour penser.
Enfin, il fait du courage une vertu cardinale du leadership, en étant capable de prendre des risques personnels, d’assumer ses décisions et de traiter honnêtement les difficultés humaines, et ce, toujours, avec dignité et sans humiliation.
Ce sont, en effet, des principes de base pour un socle commun de management et leadership dans la Fonction Publique comme dans le secteur privé même si les finalités professionnelles ne sont pas les mêmes.